Guy Laroche se souvient de ses 32 ans dans l’armée

Le lancement des activités
de la semaine du Souvenir
dimanche à Beauport était l’occasion
d’un retour aux sources pour le
major général à la retraite Guy
Laroche, qui oeuvre depuis près de
deux ans comme sous-ministre de la
Sécurité publique du Québec après
une carrière de 32 ans dans les
Forces canadiennes.
«L’armée demeurera toujours dans
mon coeur!» a confié au Soleil
M. Laroche, qui agissait comme
président d’honneur des
célébrations. «Lors de la semaine et
du jour du Souvenir, je pense
toujours aux sacrifices que les
militaires et leur famille font, surtout
que j’en ai perdu 17 quand je
commandais en Afghanistan», explique celui qui était le commandant de la Force opérationnelle interarmées à
Kandahar d’août 2007 à mai 2008.
Quelques mois seulement après avoir été promu major général à l’été 2010, Guy Laroche avait décidé de relever
de nouveaux défis en devenant sous-ministre associé à la Direction générale de la sécurité civile et de la sécurité
incendie du ministère de la Sécurité publique et coordonnateur gouvernemental de l’Organisation de la sécurité
civile du Québec.
«Vous savez, j’ai toujours été un gars d’opérations et, comme major général, mes tâches touchaient beaucoup
moins aux opérations. J’ai reçu cette offre du gouvernement du Québec et je l’ai acceptée. J’avais le goût de
relever de nouveaux défis. Le fait que ma famille soit à Québec a aussi pesé dans la balance», explique-t-il.
C’est le 20 décembre 2010, deux semaines seulement après les grandes marées qui ont fait des ravages à
Sainte-Luce et à Sainte-Flavie, dans le Bas-Saint-Laurent, qu’il est entré en fonction. Il a rapidement été placé au
coeur de l’action puisque, un peu plus de quatre mois plus tard, il devait composer avec les inondations en
Montérégie, puis ensuite avec les conséquences pour le Québec de la tempête tropicale Irène.
«Quand survient un sinistre majeur, c’est moi qui coordonne les effectifs de tous les ministères et de tous les
organismes du gouvernement. C’est un poste important, car on n’est jamais à l’abri des sinistres. Il y en a eu et il
y en aura malheureusement encore. On l’a vu cette semaine avec l’ouragan Sandy», poursuit Guy Laroche.
Bagage d’expérience
Celui qui avait joint les Forces canadiennes à l’âge de 17 ans a été bien préparé à son nouveau poste par
l’impressionnant bagage d’expérience acquis dans sa carrière militaire de 32 ans durant laquelle il a occupé de
nombreuses fonctions au niveau opérationnel et stratégique.
Lors du tremblement de terre de janvier 2010 en Haïti, il a pris part aux opérations humanitaires des forces
canadiennes, travaillant étroitement avec les organisations internationales et non gouvernementales.

«C’est beaucoup de coordination, et j’aime beaucoup mon équipe au Ministère. Ce n’est pas une grosse équipe,
mais c’est une bonne équipe. Je travaille beaucoup avec les pompiers et, vous savez, les gens en uniforme se
ressemblent beaucoup, alors je ne suis pas vraiment dépaysé.»
On dit souvent des sous-ministres qu’ils sont assis sur un siège éjectable et qu’ils risquent de perdre leur poste
lors d’un changement de régime. L’expérience et l’expertise uniques de Guy Laroche ont probablement pesé
dans la balance puisqu’il a «survécu» à la défaite du Parti libéral du Québec, qui l’avait nommé sous-ministre. «Je
n’ai pas reçu de coup de fil quand le nouveau gouvernement est entré en fonction!» conclut avec le sourire cet
ancien du Royal 22e Régiment.

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